NOTRE APPUI AU NOYAU SOCIÉTAL QU’EST LE MARIAGE

Le 12 novembre 2002, le ministre de la Justice et procureur général du Canada, M. Martin Cauchon, renvoyait la question suivante au Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes : « Étant donné notre contexte constitutionnel, le Parlement devrait-il prendre des mesures pour reconnaître les unions de conjoints de même sexe et, si oui, que devraient-elles être ?

Comme membre du peuple de Dieu, « nous déclarons que le mariage est ce lien unique et exclusif entre une femme et un homme dont l’amour éclate en fécondités jusque dans la mise en ce monde d’enfants. Nous croyons que la transmission de génération en génération de l’amour matrimonial mille fois communiqué d’un couple à un autre couple, d’une famille à une famille, est l’indubitable évidence de la grandeur et de la grâce du mariage. Il mérite le soutien et la protection de la société et de l’Église ».

Dans cet esprit, vous êtes invités à nous communiquer votre accord, en signant une pétition à l’arrière de l’église.


L’AMOUR…..

L’Amour est en celui qui connaît la chanson de mon cœur et qui me la chante
quand la mémoire me fait défaut.
L’Amour, c’est une poignée de main sincère et chaleureuse.
L’Amour, c’est un regard doux rempli de compréhension.
L’Amour, c’est prêter une oreille attentive à un moment de découragement chez l’autre.
L’Amour, c’est une parole simple mais combien importante et encourageante parfois.
L’Amour, c’est un geste d’aide qui exige si peu et rapporte tant.
L’Amour, c’est tout simplement laisser l’autre s’exprimer.
L’Amour, c’est savourer avec l’autre son succès, ses joies qui lui arrivent.
L’Amour, c’est de la générosité qui séduit dans la plus grande modestie.
L’Amour, c’est voir grand les qualités chez l’autre et oublier ses défauts.
L’Amour, ce n’est pas de vouloir toujours changer l’autre, mais d’essayer de le regarder
d’un autre œil.
L’Amour, c’est le plus grand art ; c’est-à-dire, l’art de vivre ensemble.





Dans un monde en recherche...
une parole d'avenir
Un pasteur bon et unique

Les chrétiens de la première génération étaient pour la plupart des juifs convertis. Ils connaissaient donc la loi de Moïse et de façon particulière l'interdiction de faire des images religieuses. Cependant, comprenant qu'à travers Jésus, Dieu leur avait donné une parfaite image de lui-même, ils se sentirent comme autorisés à en créer à leur tour. Il est alors fascinant d'aller voir quelles ont été les premières images chrétiennes. On en trouve dans les catacombes romaines. Il s'agit de cimetières souterrains où de nombreux chrétiens avaient pris l'habitude de se réunir pour la prière afin de se protéger des persécutions. Et que peut-on y voir? Contrairement à ce qu'on aurait pu s'attendre, les premiers artistes chrétiens n'ont pas cherché à nous laisser des portraits de Jésus à l'identique. On ne voit pas davantage de représentations du crucifié, les Christ en croix ne viendront que beaucoup plus tard. L'une des toutes première oeuvres d'art d'inspiration chrétienne présente tout simplement l'image touchante d'un berger portant un agneau sur ses épaules.

Cherchant à traduire visuellement la réalité du Christ, l'image du bon pasteur tirée du coeur des évangiles se sera comme imposée d'elle-même. C'est donc dire l'imprtance de ce thème dans la prédiction et dans la première annonce de la foi chrétienne.

Si l'image fait d'abord référence à la bonté du Christ, elle force aussi le regard sur le troupeau et sur l'une de ses incontournables caractéristiques: il est unique. Il y aura un seul troupeau, un seul pasteur.Voil`traduit à sa manière le grand rêve de Dieu. Mais c'est bien là un rêve. Ces quelques mots évoquant un troupeau unique ne sont pas sans soulever les graves déchirements que connaissent les chrétiens divisés. Et pourtant si l'on se remémore la première lettre de saint Jean, ce grand hymne à l'amour du Père, l'apôtre nous y redit sans détour qu'il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et saint Jean d'ajouter et nous les sommes. Ainsi tous ces enfants engendrés d'un même Père devraient se retrouver à la même adresse. Mais il nous faut tristement constater que le grand rêve de Dieu de les voir tous réunis tarde à se concrétiser.

Un pasteur bon et unique guidant un même troupeau, c'est ainsi que nos pères dans la foi chrétienne avaient compris la véritable nature du Christ. Ainsi quand ils auront cherché à en transmettre l'image, il ne faut pas s'étonner qu'ils ne se soient pas préoccupés de la longueur de sa barbe ou de la couleur de ses yeux. Au-delà de l'anecdote, ils avaient retenu l'essentiel avec les reudes mais belles exigence qui en découlent.

Jacques Houle



La messe....
Un repas

Chaque semaine on se rassemble pour assister à la messe dominicale. On se rassemble pour répondre au désir de Jésus qui nous a dit : Quand deux ou trois seront rassemblés en mon nom, je serai au milieu d’eu (Mt 19, 20). Si cette assemblée hebdomadaire est si importante, je pense qu’il est tout aussi important de bien en saisir le déroulement interne. C’est pourquoi je vous propose cinq catéchèses sur lesdifférentes parties de la messe. Pour simplifier, je la comparerai à un repas de famille ou d’amis. Tout repas compte quatre moments principaux : le temps d’acceuil, le temps de la Parole, le temps du repas proprement dit, le temps du départ.

Le temps de l’accueil

Les invités sonnent à la porte. On ouvre et son se salue. Si c’est l’hiver, on invite à enlever bottes et manteau. Mêmes gestes à la messe : à l’arrière de l’église, le célébrant est là avec quelques personnes pour nous accueillir et le rite pénitentiel invite à nous désencomber…

Le temps de la parole

Les invités bien accueillis, l’hôtesse les fait passer au salon pour causer de choses et d’autres. À la messe, après l’accueil et le rite du pardon, commence LA LITURGIE DE LA PAROLE. Par des récits anciens, des psaumes, un évangile et une homélie, Dieu parle à son peuple et ce dernier répond par des prières et des chants.

Le temps du repas

Quand o a suffisamment causé les invités sont priés de passer à la table. À la messe c’est LA LITURGIE EUCHARISTIQUE qui commence. Nous sommes au cœur de la fête. Le repas eucharistique comprend trois services : celui où l’on apporte les offrandes du pain et du vin ; celui où l’on proclame la prière d’action de grâce introduite par la préface ; celui où l’on partage le pain et le vin au moment de la communion.

Le temps du départ

Puis vient le moment du retour à la maison avec promesse de se revoir. Ce moment correspond, à la messe, au rite de l’envoie. Allez dans la paix du Christ, nous dit le prêtre. Et nous répondons : Nous rendons grâce à Dieu. Deux repas dont personne ne peut se passer. Il en va de notre bien-être physique et spirituel.

Ghislain Salvail, sjsh


En son nom

Jésus n’a pas eu l’intention de se constituer un groupe fermé. Il avait bien sûr des disciples qui le suivaient et partageaient sa mission d’annoncer l’Évangile. Il avait aussi ce respect des personnes qui lui faisaient reconnapitre que certaines pouvaient vivre de l’esprit de l’Évangile et même lutter contre le mal en son nom, sans pour autant être du groupe des disciples. Jésus accepte que l’appartenance à son nom conjugue au pluriel, qu’elle connaisse la diversité.

En revanche, celui qui veut vivre en disciple doit s’engager sur la voie de l’intégrité. À ce niveau, Jésus n’y va pas avec le dos de la cuillère; c’est la tolérance zéro. Il y a pire que d’agir au nom de Jésus sans lui appartenir, c’est l’agir incohérent de ceux qui disent lui appartenir. Jésus sert une sévère mise en garde : si tu entraînes la chute d’un seul qui croit en moi, si ton œil, ta main, ton pied entrainent au péché, il vaut mieux couper ou arracher le membre malade. Comment comprendre ces propos excessifs sans tomber dans une interprétation littérale ni amoindrir leur message?

Selon la conception biblique de l’homme, l’œil est en rapport avec la pensée tandis que les mains et les pieds sont en relation avec l’agir. Que ce soit par sa pensée ou par son agir, le disciple de Jésus doit se comporter avec un respect sacré pour la dignité d’autrui. Il ne doit pas être l’obstacle qui empêcherait quelqu’un d’accueillir l’Évangile ou de douter de son authencité. Jésus a choisi l’œil, les mains et les pieds car ils permettent à l’homme d’être à la fois autonome et en relation avec les autres. Ainsi donc, quelle idée nous faisons-nous des autres quand nous portons notre regard sur eux? Nos mains sont-elles repliées sur elle-mêmes, ou sont-elles tendues pour bâtir la fraternité? Nos pieds nous font-ils fuir le monde, ou nous conduisent-ils vers les autres pour faire route avec eux et nous faire marcher humblement avec notre Dieu ?

Yves Guillemette ptre